Article mis à jour le 28 septembre 2026.
Le vrai coût d’un bâtiment, c’est son exploitation
Sur la durée de vie d’un bâtiment, l’exploitation (énergie, maintenance, entretien) pèse plusieurs fois plus lourd que sa construction. D’où l’importance de bien penser, dès l’amont du projet, l’isolation, la ventilation, les équipements et le contrôle de la qualité des travaux : beaucoup de rénovations n’ont pas apporté le gain de classe énergétique ni la baisse de facture espérés.
Un prix de l’électricité plus exposé au marché
Le dispositif ARENH, qui permettait aux fournisseurs d’acheter une partie de l’électricité nucléaire d’EDF à prix régulé (42 €/MWh), a pris fin le 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, il est remplacé par le versement nucléaire universel (VNU) : EDF vend sa production au prix du marché, et une partie de ses revenus est reversée aux consommateurs lorsque les prix dépassent certains seuils. Concrètement, les factures suivent davantage les variations du marché.

Solaire : produire pour consommer, plus pour revendre
Depuis l’arrêté du 1er juin 2026 (publié le 4 juin), les nouvelles installations photovoltaïques de 9 kWc ou moins ne peuvent plus vendre toute leur production : elles fonctionnent en autoconsommation, avec un surplus racheté environ 1,1 c€/kWh HT, et la prime à l’autoconsommation a disparu. Les contrats signés auparavant conservent leurs conditions.
Le calcul a donc changé : un kWh produit et consommé sur place évite l’achat d’un kWh payé autour de 20 centimes, alors qu’un kWh revendu rapporte à peine plus d’un centime. Tout l’enjeu est de consommer sa production au bon moment : chauffe-eau, pompe à chaleur, recharge de véhicule, stockage. C’est exactement ce que permet un bâtiment instrumenté et piloté.
Vers le bâtiment qui produit autant qu’il consomme
Mesurer, comprendre, corriger puis piloter : c’est le chemin vers un bâtiment sobre, voire à énergie positive. Exemple nantais : l’immeuble Deltagreen à Saint-Herblain.
